Communiqué de Presse vendredi 13 avril 2012 – 16 heures

Communiqué de Presse vendredi 13 avril 2012 – 16 heures

Non à la disparition et au démantèlement de la Coop d’Alsace

Jean Louis Christ – député maire de Ribeauvillé et Armand Jung – député du Bas-Rhin, vice-présidents d’honneur de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace sont très inquiets quant aux déclarations récentes faites par le Conseil d’Administration et la Direction du Groupe Coop.

La solution proposée pour sauver le Groupe Coop est une solution à très court terme. Si elle rassure les banques, elle organise le démantèlement du Groupe Coop et met en péril l’équilibre économique alsacien en renforçant la constitution d’oligopoles sur le marché alimentaire alsacien. Outre les nombreux licenciements au sein de la 2ème entreprise privée d’Alsace, elle compromet le développement de nombreuses entreprises agro-alimentaires et autres, également met en péril la survie de nombreux agriculteurs. Elle fera disparaître aussi le fabuleux réseau de magasins de proximité dans de nombreux villages, fragilisant le développement du territoire et isolant dans la précarité nombre de populations fragiles.

Jean Louis Christ – député maire de Ribeauvillé et Armand Jung – député du Bas-Rhin, vice-présidents d’honneur de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace appellent :

  • Les fournisseurs – agro-alimentaires et autres, les agriculteurs, les maires des communes rurales et autres, les grandes collectivités alsaciennes, les représentants des salariés, les représentants des sociétaires à un colloque dont le titre est « Que devient l’économie alsacienne sans le Groupe Coop ? » le vendredi 27 avril 2012 de 14 à 17 heures à l’Espace Culturel le Parc – route de Guémar 68150 Ribeauvillé…
  • Toutes les alsaciennes et tous les alsaciens effrayés de voir disparaître le Groupe Coop qui constitue un des essentiels de l’âme alsacienne pour un Coop’pique-nique géant le dimanche 29 avril 2012 de 11 à 15 heures à Strasbourg, place Kléber Ils appellent tous les maires ayant sur leur territoire un magasin Coop à faciliter le transport des sociétaires et amis de la Coop pour rendre ce pique-nique populaire, incontournable et marquant.
  • Les représentants des grandes collectivités alsaciennes à tout faire pour que le groupe Coop reste un groupe Coopératif dont l’esprit de mutualisme doit être une philosophie de pensée politique pour l’avenir et la cohésion de notre région.
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Communiqué de presse du 19 mars 12

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace avait raison !

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, ses adhérents – citoyens, députés, sénateur, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux -, ses présidents d’honneur Jean-Louis Christ et Armand Jung a su, représentée par l’engagement de Philippe Spitz – son président, et de Dominique Bézu – son vice-président, montrer le professionnalisme de sa démarche, le sérieux de ses analyses et de ses observations. Elle a su convaincre qu’elle était un interlocuteur déterminé, légitime et incontournable pour ses propositions modernes et réalistes et par la série d’entretiens qui lui a permis de se rendre compte de la situation du Groupe Coop et d’analyser les propositions faites par la direction actuelle pour sauver l’Union des Coopérateurs d’Alsace. Ces rencontres ont fait de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace un partenaire d’expertise incontournable et lui ont permis de proposer une solution alternative.

Nous avions annoncé courant décembre 11 et janvier 12 :

  • La reprise des hypermarchés, des supermarchés et des Leclerc-Express par le Groupe Leclerc, leur détachement du Groupe Coop dans une entité ou Leclerc aurait une minorité de blocage,
  • La mainmise par Leclerc sur l’immobilier du Groupe Coop,
  • Le refus du Groupe Casino de reprendre les magasins de proximité,
  • La constitution de plusieurs sociétés provoquant le démantèlement de la Coopérative.

Malgré le poids de notre association, sa représentativité et ses actions fortes, nous n’avons pas su convaincre le Conseil d’Administration du Groupe Coop du bien fondé de notre analyse et de nos propositions.

L’incompétence du Conseil d’Administration depuis plus de 10 ans, reconnue par tous, en interne comme en externe, a amené le Groupe Coop dans cet état de déliquescence.

Nous avons demandé, sans résultat, la démission de ce Conseil d’Administration dont l’incompétence ne nous paraît pas fondée à assurer le sauvetage du Groupe Coop.

Nous vous annonçons le pire : calendrier juin 2012 – juin 2014 :

Entre juin et décembre 12 :

  • Les magasins de proximité n’étant plus adossés aux Hypermarchés et Supermarchés sont dans une grande difficulté :
    • Les moins rentables – les plus petits – d’entre eux ferment purement et simplement : entre 50 et 100 magasins,
    • Pour les autres la pression est mise sur les gérants et le Groupe Coop qui licencient le personnel pour assurer la rentabilité de chaque magasin,
    • Casino distribue ses produits :
    • Augmentation des prix de 15 à 20%,
    • Abandon des fournisseurs locaux,
    • Perte de clientèles.
  • Devant le nombre de subventions, demandées par les Maires des petites communes ayant vu disparaître leur Coop, celles-ci ne peuvent être honorées ; beaucoup de villages perdent leur magasins de proximité.
  • Casino reprend des magasins vides de personnel : seulement les plus rentables.
  • La plate-forme logistique de Reichstett, n’ayant plus qu’à distribuer les magasins de proximité et devant la fermeture ou le rachat de ceux-ci, disparaît par manque de rentabilité.
  • La Boucherie-Charcuterie, n’étant référencé ni par Leclerc, ni par Casino n’a plus suffisamment de débouchés, disparaît par manque de rentabilité
  • Les fournisseurs locaux licencient ou font faillite en perdant un marché naturel privilégiant le circuit court et le « produire régional ».

Au terme de trois ans :

  • Le Groupe Leclerc devient majoritaire de l’entité commune Coop-Leclerc :
    • Une partie des Leclerc-Express ferme par manque de rentabilité,
    • La plupart des salariés reclassés dans les Leclerc n’y seront plus par manque de formation et par un management agressif,
  • Le siège situé au Port-du-Rhin est revendu soit à des investisseurs privés, soit à la Communauté Urbaine de Strasbourg :
    • Qui le vendra ? le Groupe Coop ? Un autre partenaire ?
    • A quel tarif ?
  • Le Groupe Casino a réussi son introduction en Alsace pratiquement sans frais et profitant des restes d’un réseau bien implanté.
  • Il ne reste rien du Groupe Coop – si ce n’est éventuellement son nom sur une coquille vide – et c’est la disparition du fleuron du mouvement Coopératif dans notre région alsacienne.
  • 75% des 3 500 salariés restent au chômage car trop âgés ou pas assez formés pour être reclassés.

Nos questions ?

  1. Pourquoi le Conseil d’Administration et la direction actuelle du Groupe Coop refusent-ils simplement d’étudier la possibilité d’un sauvetage coopératif ?
  2. Quels intérêts privés sont avantagés par un démantèlement capitalistique traditionnel ?
  3. Qui a intérêt à enterrer les errances récentes -1999’2012 – du Groupe Coop ?

Pour terminer !

Le Conseil d’Administration et la direction actuelle du Groupe Coop ont dit qu’ils trouvaient l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace « sympathique ». Nous avons bien compris le ton condescendant de leur remarque.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace n’est pas « sympathique », elle fait le travail pour lequel elle est missionnée par ses adhérents. Elle est surtout en colère devant l’impéritie et les inaptitudes de la direction du Groupe Coop à étudier et trouver des solutions pérennes coopératives.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace affirme qu’elle n’a pas fini de faire valoir son droit et son pouvoir de nuisance à toutes solutions qui mettraient dans les mains de Groupes connus pour leur désintérêt de la chose publique une coopérative appartenant à ses sociétaires et à ses salariés.

Philippe Spitz – Président

Dominique Bézu – Vice-président

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Communiqué de Presse du 13 mars 12

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’ Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace demande rendez vous ce jour par courrier à Michel Edouard LECLERC d’une part, ainsi qu’à Jean-Charles NAOURI d’autre part. « Nous ne sommes pas sûrs qu’ils soient bien informés du contexte spécifique alsacien » indique Philippe SPITZ le Président de l’Association. »Et nous ne sommes pas sûrs non plus que les dirigeants de Leclerc et de Casino aient bien mesuré le coût, en termes d’image, d’un dépeçage du groupe COOP »  ajoute le vice-président de l’association, Dominique Bézu.

Philippe Spitz Président Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace

Dominique Bézu Vice-président Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace

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Communiqué de presse du 8 mars 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

A LECLERC ET A CASINO :

NON, VOUS N’AUREZ PAS LA COOP D’ALSACE ! et la lorraine

Que se passe-t-il à la COOP ?

Depuis des années la COOP perdait de l’argent et des clients, alors que  ses grands concurrents en gagnaient beaucoup. Ses dirigeants expliquent cela par des raisons essentiellement extérieures –  Loi de Modernisation Economique (LME)…. Nous, en experts de ce dossier, affirmons au contraire que la première des raisons réside dans l’impéritie et l’incompétence du Conseil d’Administration de la COOP à la rénover et à la gérer. Ce que nous affirmons n’est nullement un jugement de valeur : c’est un constat étayé.

Ainsi le groupe COOP –  constitué d’hypermarchés, de supermarchés, de petits magasins de proximité, d’une fameuse charcuterie, d’une boulangerie, d’une plate-forme de distribution avec une flotte de camions et un entrepôt, d’un siège social important – a accumulé des pertes d’exploitation et des dettes très importantes, tout en vendant ses « bijoux de famille ». Pour quels montants et pour quelle structure de dette ? Seuls le Conseil d’Administration et les commissaires aux comptes en connaissent le chiffrage précisément : alors que leur communication à propos de ces chiffres  auprès des partenaires – sociaux, collectivités locales et territoriales, publics,  et même …bancaires -, a été des plus fluctuante, voire hasardeuse, au point d’être sujette à caution !

Quel avenir pour la COOP ?

Aujourd’hui, les mêmes responsables  – ceux qui ont amené le groupe coopératif à des pertes considérables, à un vieillissement général des magasins et des structures d’exploitation – proposent, pour sortir la coopérative de l’impasse, un plan capitalistique qui consiste à vendre le bien de tous les Alsaciens sociétaires à Casino et à Leclerc. Leclerc était déjà dans la place : mais pas comme le propriétaire qu’il deviendrait demain si cette solution était mise en œuvre. Nous sommes persuadés que les Alsaciens rendront responsables et redevables Casino et Leclerc de la disparation de leur coop.

Cette solution est-elle la bonne ?

La « Coopé », qui est le fruit d’une longue histoire alsacienne de solidarité et de redistribution, appartient depuis 1902 à ses sociétaires. Elle serait vendue à des intérêts privés, Casino et Leclerc. Que deviendraient alors, après les élections nationales prochaines,  les 3 500 emplois directs et les 1 500 emplois indirects du deuxième employeur privé d’Alsace ? Que deviendront alors les 1 988 salariés au statut particulier des Hypermarchés et supermarchés, quand on sait qu’en Alsace, dans un magasin déjà vendu à Leclerc, plus de 80% des employés ont dû quitter leur poste ? Que deviendront les 161 magasins de proximité quant on sait comment Casino impose ses prix élevés à ses gérants pressurisés ?

Nous savons que cette solution aboutira à la disparition de la plupart des magasins de proximité, à la disparition de la charcuterie COOP, à la disparition programmée, après les élections nationales prochaines, de nombreux emplois et enfin à la disparition pure et simple de la coopérative d’Alsace ; alors qu’autour de nous, la gestion de notre monde capitalistique est devenu fou.

Peut-on faire mieux ?

Il existe un plan alternatif ! Nous voulons qu’il soit chiffré et étudié pour que les sociétaires puissent réellement choisir l’avenir de ce qui leur appartient !

Ce plan alternatif repose sur une idée très moderne de la coopérative comme un ensemble de services gérés localement avec des points d’exploitation multimodale. Concrètement, les magasins de proximité peuvent devenir dès demain plus proches de leurs clients, distribuant aussi des produits de producteurs  locaux et régionaux, proposant d’héberger des services complémentaires en fonction des situations de terrain,  développant les circuits courts, vendant plus de produits bio. Les hypermarchés et super peuvent compléter leur activité en devenant l’école moderne de la grande distribution. La plateforme de Reisttett, elle-même constituée en unité d’exploitation, peut devenir un outil innovant de logistique multi-partenariale mais aussi un acteur exemplaire de distribution écologiquement responsable.   Enfin qui ne comprend que le Groupe Coop, sa charcuterie et l’Alsace sont un puissant vecteur d’identité régionale. La valorisation commerciale de cette grande marque Alsacienne tombe sous le sens.

Tout cela demande des outils, des engagements et des garanties.

L’outil existe : c’est la Société Coopérative d’Intérêt Collectif – S.C.I.C. – et l’ensemble des outils coopératifs et solidaires.

Les engagements se prennent. Ils sont alsaciens par les collectivités territoriales, par les élus de toutes tendances, par tous les habitants. Ils sont européens par l’Alliance Coopérative Internationale – ACI. Ils sont les nôtres,  par l’expression de la volonté collective !

Les garanties se mesurent : elles s’inscrivent dans un terreau alsacien, celui de la Coopérative et de la mutualité.

Comment faire mieux ?

Christian Duvillet doit rester le PDG du groupe pour porter le plan actuel si rien d’autre n’est possible mais aussi pour garantir l’étude impartiale et rapide du plan B. Il doit être aidé dans sa lourde tâche par une équipe restreinte, responsable devant les sociétaires,  et par des moyens complémentaires d’expertise. L’association de soutien mobilise aux côtés de la COOP ses réseaux et  ses savoir-faire. Elle apporte la garantie de l’engagement de ses membres, elle fédère les forces alsaciennes, elle a la confiance des partenaires naturels de la COOP dans la grande diversité de leurs attentes.

La colère monte

Partout dans nos Apéro’Coop, de partout des témoignages nous parviennent, les sociétaires et les alsaciens nous déclarent et affichent leur colère devant le désastre de la disparition de leur Coopérative. Ils disent ensemble : La COOOP est pleine !

Philippe Spitz

Président Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace

Dominique Bézu

Vice-président Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace

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Conférence de presse du 24 février 12

La Coop va-t-elle mourir ?

Légitimement mandatés et soutenus par de nombreux citoyens et des nombreux élus, Philippe Spitz – Président et Dominique Bézu – Vice-président de l’Association Régionale de soutien aux Coop d’Alsace ont terminé la série d’entretiens qui leur ont permis de se rendre compte de la situation du Groupe Coop et d’analyser les propositions faites par la direction actuelle pour sauver l’Union des Coopérateurs d’Alsace. Ces rencontres ont fait de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace un partenaire d’expertise incontournable et lui ont permis de proposer une solution alternative.

Ils ont rencontré :

  • Christian Duvillet PDG du Groupe Coop

En plusieurs rencontres, Christian Duvillet nous a présenté les propositions faites pour sauver l’activité de l’Union des Coopérateurs d’Alsace. Nous lui avons également présenté notre proposition alternative.

  • Claude-Maxime Weil Administrateur Ad hoc du Groupe Coop

En plusieurs rencontres, Claude-Maxime Weil nous a informé des difficultés actuelles du groupe, nous a expliqué la procédure et brossé un tableau des possibilités de sauvegarde de l’emploi. Nous lui avons également présenté notre proposition alternative.

  • Jacques Bigot Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg

Jacques Bigot nous a reçu longuement, nous a assuré de son souci pour l’avenir du groupe coopératif ainsi que de son soutien à la Direction de la Coop dans le plan qu’elle engage.

  • Philippe Richert, Ministre chargé des collectivités territoriales, Président du Conseil Régional d’Alsace

Nous avons été en contact téléphonique avec Christophe Kieffer directeur du Cabinet du Président. Il nous a assuré du souci de Philippe Richert pour l’avenir du groupe coopératif ainsi que de son soutien à la Direction de la Coop dans le plan qu’elle engage.

  • Guy-Dominique Kennel président du Conseil général du Bas-Rhin

Nous avons été en contact téléphonique avec Marie-Agnès Belard directrice du Cabinet du Président. Elle nous a assuré du souci de Guy-Dominique Kennel pour l’avenir du groupe coopératif ainsi que de son soutien à la Direction de la Coop dans le plan qu’elle engage.

  • l’ADIRA – Agence de Développement Economique du Bas-Rhin

Nous avons échangé nos impressions avec Vincent Froehlicher directeur général sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons exposé notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative.

  • La CRES – Chambre Régionale de l’Economie Sociale d’Alsace

Nous avons échangé nos impressions avec Frédéric Deck président et Pierre Roth délégué général sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons exposé la vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative. Nous espérons que le sujet de la sauvegarde du Groupe Coop puisse être éventuellement évoqué à l’ordre du jour d’un des prochains Conseil d’Administration de la Cres.

  • Les banques

Nous avons rencontré des représentants des banques du pool bancaire en en-cours de crédit avec le Groupe Coop. Nous avons échangé nos impressions sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons évoqué notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative.

  • Les syndicats

Nous avons rencontré à plusieurs reprises des représentants de tous les syndicats représentant les salariés du Groupe Coop. Nous avons échangé nos impressions sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons partagé notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative.

  • Les gérants des magasins de proximité du Groupe Coop

Nous avons rencontré à notre initiative les gérants des magasins de proximité du Groupe Coop. Nous avons échangé nos impressions sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons partagé notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative.

  • Les fournisseurs alsaciens des magasins du Groupe Coop

Nous avons rencontré à notre et à leur initiative des représentants des fournisseurs, entre autres de l’agro-alimentaire, des magasins du Groupe Coop. Nous avons échangé nos impressions sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons partagé notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative.

  • Les maires, les conseillers généraux et régionaux

Nous avons rencontré à notre et à leur initiative des maires, des conseillers généraux et des conseillers régionaux. Nombre d’entre eux sont adhérents de notre association. Nous avons échangé nos impressions sur la situation actuelle du Groupe Coop. Nous avons partagé notre vision de l’avenir proposé par la Direction actuelle de la Coop et présenté notre proposition alternative, notamment sur l’aménagement du territoire et sur l’économie solidaire et sociale.

A ce jour, malgré notre demande et nos rappels, nous n’avons pas encore rencontré ni même eu de réactions à notre lettre ouverte de :

  • Pierre-Etienne BISCH Préfet de la région Alsace, Préfet du Bas-Rhin
  • Alain PERRET Préfet du Haut-Rhin
  • Charles Buttner président du Conseil général du Haut-Rhin
  • Roland Ries Maire de Strasbourg, Sénateur du Bas-Rhin
  • Jean Rottner Maire de Mulhouse
  • Jean Marie Bockel Président de Mulhouse Alsace Agglomération

Où en est le groupe Coop ? Et son devenir ?

La direction actuelle du Groupe Coop propose pour sortir le Groupe de la crise actuelle de créer :

  • une entité rentable sous l’enseigne Leclerc propre aux Hypermarchés Rond-point et Supermarchés Leclerc Express sous forme de SA où serait majoritaire le Groupe Coop,
  • une ou plusieurs entités concernant uniquement le foncier,
  • une entité non rentable comprenant les 160 magasins de proximité, la plate-forme de distribution de Reichstett, la boulangerie et la boucherie-charcuterie, ….

La pérennité et la profitabilité de l’entité rentable n’est pas avérée. Cette nouvelle entité nous questionne sur trois points :

  • Combien de temps le Groupe Coop pourra-t-il et surtout voudra-t-il rester majoritaire au sein de cette SA ?
  • L’accord Coop-Leclerc n’a aucunement fait la preuve depuis 2008 de sa pertinence à redresser les Hypers et les Leclerc Express. Comment pourrait-il dégager et partager des bénéfices, promis, nous dit-on, aux 160 magasins de proximité. Ce qui n’a pas marché hier le pourra-t-il demain ?
  • L’abandon des magasins de proximité n’est-il pas contraire à l’esprit coopératif qui rassemble les sociétaires depuis l’origine ?

La « proxi » c’est foutu

L’avenir de l’entité non rentable apparaît très sombre et pourrait, à assez court terme, connaître un destin funeste. Notre analyse, corroborée par les avis argumentés de nombreux professionnels, nous permet d’annoncer à très court terme – juillet 12, voire au plus tard décembre 12 ou année 13 – la fermeture de plus de la moitié des magasins de proximité. Le démantèlement du Groupe tel que proposé par la direction actuelle du groupe Coop ne permet pas la sauvegarde des magasins de proximité.

Les arguments énoncés sont des plans sur la comète :

  • L’accord conclu avec Casino devrait permettre une marge supplémentaire de 10% nous dit-on, mais n’est pas comptabilisée la perte due au fait que les produits Casino sont de notoriété 10 à 20 % plus chers que dans les autres enseignes d’où une perte de clients annoncée,
  • La rentabilité des magasins de proximité, déjà difficilement avérée lorsqu’ils étaient adossés au Hypers, sera donc nulle. Comment peut-on imaginer la pérennité de ces magasins ?
  • La transformation des gérants actuels en mandataires-Coop est une étape prématurée et non étayée,
  • Quels seront les salariés non gérants ou non mandataires qui feront partie du PSE annoncé ?
  • Les magasins de proximité doivent être rajeunis, pour certains mis aux normes, avec quels fonds la direction actuelle promet-elle cette rénovation ?
  • Si Casino fournit 80% des produits vendus, quels seront les débouchés pour les fournisseurs alsaciens – agro-alimentaire et autres – et pour la boucherie Coop ?

Le démantèlement du Groupe Coop signe à terme la fermeture des magasins de proximité, laissant à chaque collectivité en responsabilité – Etat, Région, Départements, Communautés de Communes, Communes – la charge de densifier le réseau de distribution alsacien par le subventionnement de chaque magasin de chaque village et de chaque quartier. Pour exemple, pour le remplacement de la Coop d’Hattmatt par un Vival by Casino, les subventions publiques – état, Région, Europe – ont été d’un montant de 200 000 €. Cela ne pourra jamais, vu les contraintes budgétaires actuelles, être reproduit sur une centaine de magasins.

Il reste encore des interrogations

Le bilan de l’action menée par l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace est remarquable : nous avons rencontré en deux mois toutes les personnes et structures qui œuvrent à la sauvegarde du Groupe Coop. Néanmoins, nous soulignons qu’il reste des zones d’ombre que nous ne pouvons expliquer et des questions irrésolues.

  • Les zones d’ombre

  • Où en sont restés les rapports pourtant évidents avec la Fédération Nationale des Coopératives de Consommateurs ?
  • Pourquoi aucun contact n’a été pris avec l’Alliance Coopérative Internationale – ACI ?
  • Pourquoi un accord avec Leclerc a—t-il été choisi en dernière minute en 2008 alors qu’une négociation très poussée avec la Coopérative Système U était sur le point d’aboutir voire à la signature ?
  • Pourquoi les sociétaires ont-ils été écartés de toutes les difficultés et spoliés de toutes les prises de décision engageant le Groupe Coop dans son avenir ?
  • Questions irrésolues

  • Scinder les hypers et les magasins de proximité et faire appel à deux distributeurs concurrents posent la question de la pérennité du Groupe. Il n’y a aucune synergie possible de développement. On peut légitimement se poser la question de savoir à qui va profiter ce paradoxe ?
  • Quel accord est-il conclu pour l’achat et la distribution au niveau national des produits de la boucherie-charcuterie ? Sans développement, cette structure est condamnée à très court terme.
  • Si la plate-forme de distribution de Reichstett distribue les deux entités – Hypers et Leclerc-Express d’un côté et magasins de proximité de l’autre – il faut que les produits Leclerc et les produits Casino soit cloisonnés dans un environnement étanche à l’un et à l’autre pour des raisons de concurrence. Double système informatique, double entrepôt, double quai de chargement, … Comment cette plate-forme dont la structure actuelle pose déjà d’énormes questions de rentabilité pourra dans cette nouvelle configuration être profitable ?
  • L’attachement des alsaciennes et des alsaciens à l’Union des Coopérateurs d’Alsace à ses spécificités vont installer une défiance à l’enseigne Coop nouvellement proposée par la direction, comment a été pris en compte cette défiance en terme de perte de clientèle ?

Un gâchis économique, un gâchis humain et un gâchis d’image

Cette affaire dépasse l’entendement. Tout le monde, en Alsace, semble « groggy » de la situation actuelle du Groupe Coop. Comment ce groupe centenaire, emblématique de l’âme alsacienne, incarnant les grands principes coopératifs, inscrit dans l’économie solidaire et sociale, devant rendre pérenne, outre la distribution, une partie du tissu économique et social alsacien, deuxième employeur privé d’Alsace, comment ce groupe centenaire a-t-il pu en arriver là et surtout comment n’a-t-il pas su partager ses difficultés avec ses sociétaires, les responsables économiques et les collectivités locales et territoriales ?

Il sera temps plus tard d’autopsier ce désastre. Il faut maintenant sauver ce groupe et ses 3 500 salariés directs, les 1 500 salariés indirects et les entreprises locales qui travaillent pour la Coop ; cette entreprise coopérative qui, rappelons-le : appartient collectivement à ses sociétaires : elle n’est ni « opéable », ni cessible[1].

Il faut préserver et maintenir le maillage du territoire alsacien d’un service de distribution qui anime nos communes et nos quartiers, leurs populations de personnes âgées et également les nouveaux travailleurs pauvres dont la recrudescence est avérée.

Enfin, quel message l’Alsace, terre d’inventivité, va-t-elle envoyer alors que 2012 a été décrétée « année internationale des coopératives » ?

Conclusions : reste-t-il des solutions ?

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, ses adhérents – citoyens, députés, sénateur, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux -, ses présidents d’honneur Jean-Louis Christ et Armand Jung a su, représentée par l’engagement de Philippe Spitz – son président, et de Dominique Bézu – son vice-président, montrer le professionnalisme de sa démarche, le sérieux de ses analyses et de ses observations. Elle a su convaincre qu’elle était un interlocuteur déterminé, légitime et incontournable, saluée par certains pour ses propositions modernes et réalistes.

Tous les mots de ce texte sont pesés, leurs options validées par des responsables économiques, syndicaux ou politiques.

Les propositions qui suivent n’engagent, et nous en sommes fiers, que l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace. Nous souhaitons que toutes les personnes raisonnables et concernées nous rejoignent dans ce projet innovant et moderne.

Liminaires

Les propositions qui suivent devront rencontrer l’adhésion de tous : sociétaires, salariés, syndicats, banquiers, fournisseurs, élus, collectivités locales et territoriales. Il n’est pas question que nos propositions soient à l’aune de celles faites lors du terrible événement récent, tristement célèbre, que représente SEA France.

Si nous nous battons pour cette formidable aventure c’est que nous sommes persuadés qu’il existe à l’heure actuelle une solution alternative. Celle-ci passe par un changement radical de plan de développement et de stratégie globale : nous proposons une solution pertinente, révolutionnaire et pragmatique.

Notre projet de sauvegarde tient en trois points. C’est uniquement par la concordance de ces nouvelles propositions qu’il a une chance d’aboutir.

  1. 1. Levons nous : c’est la révolution !

L’ensemble des acteurs alsaciens sont perturbés et assommés par cette histoire.  Alors ! Soyons audacieux : souvenons-nous des idées qui ont conduits nos anciens à créer la Coop dans un esprit solidaire et coopératif. Servons nous de ce monde instable qui change douloureusement pour recréer des liens profonds et des aventures économiques viables et prometteuses.

Il faut que le Conseil d’Administration actuel du Groupe Coop, dans son ensemble, démissionne de ses fonctions. Le Conseil d’Administration actuel n’a pas su, à cause de son aveuglement et de son incompétence, mener à bien depuis 1999 les restructurations nécessaires au bon fonctionnement du Groupe Coop. Changeons-le !

Nous proposons qu’un nouveau conseil d’administration se crée avec la coopération réelle des sociétaires, la coopération réelle des salariés et avec le soutien des collectivités locales et territoriales. Nous proposons que ce nouveau Conseil d’Administration soit élargi aux fournisseurs locaux et aux banquiers coopératifs.

Nous demandons aux délégués des sociétaires, réunis le 3 mars 12 par le Conseil d’Administration de la Coop, de voter la défiance et de demander la démission du Conseil d’Administration actuel.

  1. 2. Une nouvelle coopérative

Nous proposons qu’enfin notre alternative à la mort de notre coopérative soit réellement étudiée, avec les moyens adéquats. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif-SCIC est la solution que nous préconisons pour garder ce qui rassemble tous les acteurs autour de ce dossier et la pérennité de la belle Union des Coopérateurs d’Alsace.

  • Faut-il une SCIC globale ou un ensemble de SCIC en réseau voire en fédération ?
  • Qui seront les collèges de cette ou ces SCIC ?
  • Quel plan d’apurement ce nouveau virage implique-t-il ?
  • Quelles sont les forces vives et volontaires en présence ?

Pour répondre à ces questions, nous bénéficions, en Alsace et ailleurs, de services étoffés, structure très professionnelles et des femmes et des hommes de talents engagés pour étudier rapidement, efficacement et raisonnablement cette alternative et résoudre ces questions. Nous saurons alors si cette alternative est viable.

  1. 3. Des acteurs associés

Nous lançons un Appel aux sociétaires pour qu’ils se réapproprient leur propriété commune et qu’ensemble, ils sachent prendre les décisions recréant cet esprit solidaire, d’indépendance, de proximité, d’humanisme et de coopération. Ils sauront retrouver le chemin des Coop, densifiant ainsi le territoire pour que nos personnes âgées, nos voisins devenus pauvres, toutes personnes à mobilité réduite et aussi nos amis salariés de la Coop et notre porte-monnaie, bénéficient d’un mieux-vivre. Nous leur demandons également de signer la pétition de défiance au Conseil d’Administration du Groupe Coop avant le 17 juin 2012.

Nous lançons un Appel aux salariés, dont nous avons pu voir l’attachement véritable à leur enseigne, pour qu’ensemble, alors qu’ils ont été oubliés, nous modernisions ce magnifique outil.

Nous lançons un Appel aux fournisseurs locaux pour qu’ensemble, alors qu’ils ont été oubliés, cette belle idée de la solidarité et de la redistribution dans l’économie locale, faisant travailler entre autre l’agro-alimentaire et privilégiant les circuits courts, se rénove et contribue à la richesse de notre région.

Nous lançons un Appel aux banquiers et surtout aux banques coopératives. Nous connaissons trop leur esprit solidaire et leurs sociétaires communs à ceux du Groupe Coop seront à même d’apprécier une synergie mutualiste.

Nous lançons un Appel aux maires, conseillers généraux et régionaux pour qu’ils se rassemblent d’une manière œcuménique pour réfléchir à l’aménagement du territoire et aux soutiens aux catégories défavorisées de notre région. L’heure n’est plus au combat de chacun devant la sauvegarde de sa Coop mais de tous, ensemble, pour le bien-vivre de notre région.

Nous lançons un Appel aux alsaciens pour qu’ils rejoignent notre association, pour montrer leur force et qu’ils organisent devant chacune de leur Coop un Apéro’Coop, moment convivial et festif, citoyen et déterminé. Nous les appelons également à signer en masse la pétition  » Je veux que vive la coop ! Je soutiendrai la restructuration de la Coop. »

Pour finir…

En ce début de XXIe siècle, dans cette période où s’effectue un bouleversement total de notre monde économique et social, où aucunes solutions classiques ne semblent efficientes, nous affirmons que seule une voie originale et insolite saura sauver le Groupe Coop.

Le rassemblement des citoyens dans des organisations, mouvements, associations, syndicats est une condition nécessaire au fonctionnement de toute société civilisée bien structurée.

Vaclav Havel[2]

Retrouvant les fondamentaux de nos aînés, renouant avec l’esprit  » Raiffeisen », développant l’esprit moderne de l’économie sociale et solidaire, le Nouveau Groupe Coop ne pourra exister qu’avec l’engagement total de tous les acteurs précités.

Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile.

Thucyde[3]


[1] Statuts de la Fédération Nationale des Coopératives de Consommateurs

[2] Dramaturge et homme d’État tchèque, (1936 2011)

[3] Historien grec (-460 -395)

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Communiqué de presse du 17 février 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE


Philippe Spitz – Président et Dominique Bézu – Vice-président de  l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace propose à tous les gérants des magasins Coop de proximité d’Alsace une réunion d’information sur leur action – actualités récentes, propositions alternatives, … – le mardi 21 février 2012 à 20 heures à la Maison des Syndicats – 7 rue Sédillot à Strasbourg. Des représentants syndicaux participeront à cette réunion.

Tous bouleversés, de simples citoyens se lèvent et tiennent à clamer qu’ils se retrouvent dans cet esprit de coopération, de solidarité, de proximité, de convivialité, d’indépendance et d’humanisme que représentent les Coop d’Alsace, accompagnés par de nombreux élus et de personnalités du monde économique, social ou intellectuel.

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Lettre ouverte aux grands élus d’Alsace

Philippe Spitz Président  – Dominique Bézu Vice-Président

Jean Louis Christ – Armand Jung – Vice-présidents d’honneur

Lettre ouverte à tous les alsaciens, les élus alsaciens et en particulier à :

  • Pierre-Etienne BISCH Préfet de la région Alsace, Préfet du Bas-Rhin
  • Alain PERRET Préfet du Haut-Rhin
  • Philippe Richert, Ministre chargé des collectivités territoriales, Président du Conseil Régional d’Alsace
  • Guy-Dominique Kennel président du Conseil général du Bas-Rhin
  • Charles Buttner président du Conseil général du Haut-Rhin
  • Roland Ries Maire de Strasbourg, Sénateur du Bas-Rhin
  • Jacques Bigot Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg
  • Jean Rottner Maire de Mulhouse
  • Jean Marie Bockel Président de Mulhouse Alsace Agglomération

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, j’ai l’honneur d’avoir été élu Président de l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace le 8 décembre 2011 sous la co-présidence d’honneur commune de Jean-Louis Christ – Député du Haut-Rhin et Armand Jung – Député du Bas-Rhin.

Depuis lors, et dans une phase d’information, j’ai rencontré, avec mon Vice-Président Dominique Bézu :

  • Christian Duvillet PDG du Groupe Coop – plusieurs fois,
  • Claude-Maxime Weil – administrateur Ad Hoc du Groupe Coop,
  • des représentants syndicaux du Groupe Coop,
  • des personnalités économiques alsaciennes de 1er plan,
  • de nombreux maires du Haut et Bas-Rhin,
  • ….

Que ferons-nous si nous n’avons plus de commerce de proximité….

Dans mon village de 2 800 habitants, à Weitbruch, entre Brumath, Haguenau et Bischwiller, nous avons deux boulangeries, une boucherie et une Coop. Nous sommes enclavés, nous n’avons pas de gare, un service de bus anémique et nous avons perdu notre Poste il y a 3 ans.

La Coop n’est pas rentable mais de peu, nous dit-on ! Mais qu’est-ce que la rentabilité ? Nombre de personnes âgées viennent y faire leurs courses, nombre d’autres gens aussi d’ailleurs. Chantal, Clarisse et Sylviane nous y accueillent avec convivialité. Elles sont un lien social fort, elles donnent des nouvelles de chacun, s’inquiètent quand quelqu’un ne vient pas, propose des produits locaux, sont à l’écoute de chacun. La rentabilité de notre région n’est-il pas aussi le lien social qui nous réunit ? Dans ce monde si troublé ces jours ci et dans un proche avenir, dans ce changement de société qui se déroule devant nos yeux, devant ces bouleversements économiques dont nous sentons bien que nous n’avons pas de prise, la rentabilité économique n’est pas toute la solution. Sachons réinventer ce que nos aînés ont déjà réalisé il y a un siècle.

Comme dit mon amie Huguette Dreikauss : « Que veut-on ? C’est vrai ! On peut laisser les personnes âgées chez elle, toutes avec une perfusion. Elles n’auront plus besoin alors de magasins de proximité. Mais qui leur parlera alors ? Et qui les écoutera. » Une dame aussi m’a dit « Si on sauve la Coop, on sauve le monde…! » Cette femme avait compris que l’enjeu de la Coop dépasse la Coop. Le comprenons nous aussi ?

Si notre coop disparaît, alors nos deux boulangeries et notre boucherie disparaîtront aussi ! Car personne n’ira faire ses courses ailleurs et ne reviendra au village, à la boulangerie et à la boucherie pour compléter ses emplettes. Est-cela que nous voulons ?

Alors notre village enclavé déjà deviendra un village dortoir, une belle endormie sans liens sociaux, sans lieu d’échanges, sans  lieu de vie, sans lieu qui structure. Il en est ainsi de nombre de villages ou de quartiers alsaciens. Est-cela que nous voulons ?

Si nous sommes légitimes pour porter ce combat,

  • c’est aussi parce que nous voyons le profond émoi et le fort désarroi suscités par la disparition d’un emblème du mouvement coopératif, une idée forte et typiquement alsacienne,
  • c’est aussi parce que nous voyons la forte inquiétude des salariés du Groupe Coop et le tourment que ressentent les nombreux fournisseurs et entrepreneurs régionaux,
  • c’est aussi pour marquer notre préoccupation morale engendrée par la disparition des Coop ou leurs changements d’enseigne, et lors, le problème posé en termes de déséquilibre des territoires et de désertification des communes et des quartiers.

Nous déclarons que nous voulons un groupe Coop fort

    • pour que l’utilisation citoyenne et la répartition des résultats de cette coopérative se fasse dans le tissu économique alsacien,
    • pour que cette coopérative puise dans les bénéfices de ses grandes surfaces pour entretenir ses magasins de proximité,
    • pour que cette coopérative privilégie les fournisseurs régionaux et les entrepreneurs locaux,
    • pour que cette coopérative apporte une facilité d’accès et une proximité, et de ce fait de fortes économies de déplacement,
    • pour qu’elle nous donne la possibilité d’acheter des produits locaux dans un espace primordial de convivialité et de rencontres.

Si nous nous réunissons pour cette idée forte, c’est que nous avons tous nos responsabilités, citoyens, élus et collectivités locales et territoriales.

Nous devons aussi alors appeler nos voisins, nos amis, notre famille, nos villages et nos quartiers à retrouver le chemin des magasins Coop, œuvrant ainsi au redéveloppement de cette belle idée que nos aînés ont inventée il y a 110 ans.

Où sont les sociétaires ?

Soyons sûrs que des solutions existent. Il n’est pas concevable que les sociétaires ne soient pas associés à l’avenir de leur Groupe Coop. Leur esprit solidaire, d’indépendance, de proximité et d’humanisme a construit le statut coopératif actuel du Groupe Coop. Depuis 1999, date des 1ères difficultés du Groupe, ils n’ont jamais été considérés comme des partenaires. La connaissance très récente de la réalité de l’ampleur des pertes du Groupe Coop en a fait les bernés de leur implication morale.

Nous nous sentons, au sein de L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, lors, légitimes de représenter les 176 000 familles de sociétaires et qu’ensemble avec les collectivités, nous mettions en œuvre les conditions nécessaires à la pérennisation de cette coopérative. Nos nombreux adhérents – simples citoyens, élus de communes rurales, conseillers généraux, conseillers régionaux, députes, sénateurs – affirment qu’ils se retrouvent dans cet esprit solidaire, d’indépendance, de proximité, d’humanisme et de coopération. Et nous vous disons notre fierté de cela.

Où sont les alsaciennes et les alsaciens ?

Par leur histoire mouvementée, les alsaciennes et les alsaciens ont toujours montré leur attachement aux valeurs humanistes et de solidarité. Ils ont toujours su préserver ce qui fait leur force et leurs particularités. Ils ont « inventé » les banques et les commerces coopératifs, ils ont toujours su innover. Tout en rayonnant de par le monde, ils ont toujours su attirer de grands personnages à les rejoindre.

Notre système de distribution – le Groupe Coop – et notre réseau bancaire montrent l’unicité et le particularisme de notre région. Dans un monde où le capitalisme, face à ses propres dérives, se veut plus solidaire, les alsaciennes et les alsaciens laisseront-ils échapper ce qui a fait leur force et abandonneront-ils leur esprit solidaire à une forme économique sans scrupules et uniquement basée sur le profit à court terme ?

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace soutient qu’en ces temps économiques très troublés et si peu sûrs, la survie de notre coopérative sera confortée par un investissement local renforcé par le rassemblement des alsaciennes et des alsaciens. Cette façon solidaire d’entreprendre l’économie est une façon moderne et innovante.

Où en est le groupe Coop ? Et son devenir ?

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace acte de la fin du Groupe Coop dans sa configuration actuelle par sa la proposition de sa direction actuelle de créer :

  • une entité rentable propre aux Hypermarchés Rond-point et Supermarchés Leclerc Express,
  • une entité ou deux distinctes (Reichstett et le foncier) non rentable comprenant les 160 magasins de proximité, la plate-forme de distribution de Reichstett, la boulangerie et la boucherie-charcuterie, ….

Si la pérennité de l’entité rentable semblerait avérée, l’avenir de l’entité non rentable apparaît très sombre et pourrait, à assez court terme, connaître un destin funeste, laissant à chaque collectivité en responsabilité – Etat, Région, Départements, Communautés de Communes, Communes – la charge de densifier le réseau de distribution alsacien par le subventionnement de chaque magasin de chaque village et de chaque quartier.

Nous en avons un exemple récent dans le village d’Hattmatt – 700 habitants entre Saverne et Bouxwiller[1]. La Coop y a été fermée sans appel et sans prévenir en mars 2011 malgré les propositions du Maire et de son équipe qui leur proposaient un local plus adapté et plus aux normes. Le Maire Jean-Charles Ernst et son Conseil Municipal ont fortement œuvré pour l’ouverture et le maintien d’un nouveau magasin de proximité. Nous pouvons souligner leur fort engagement et leur célérité à faire aboutir ce projet puisque, chose faite depuis le jeudi 19 janvier 2011, jour de l’inauguration officielle d’un magasin – 100 m² pour la vente et 40 m² pour les réserves – sous la marque Vival. Stéphanie Kuhn en est la gérante. Cet exemple, remarquable à ce moment précis, entraîne quelques constatations :

  • les subventions publiques – Etat, Région Alsace et Europe – pour l’ouverture de ce commerce se montent à environ 180 K€,
  • l’apport privé – apport personnel et prêt bancaire – se monte à 50 K€,
  • Vival est une enseigne de Casino pour les magasins entre 60 et 200 m²,
  • Stéphanie Kuhn, gérante non mandataire, a choisi de se fournir auprès du Groupe Casino pour 70% des produits vendus dans son magasin,
  • Casino a fourni une étude de marché, le meuble « fruits et légumes », le meuble « caisse » et un budget « enseigne »,
  • la gérante tient son magasin ouvert de 7h30 à 12h30 et de 16h à 20h tous les jours et le dimanche matin, ce qui représente un volume horaire de 58 heures par semaine de présence ce à quoi se rajoute l’administration et la comptabilité. Elle se salarie et se déclare elle-même.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace soutient que, malgré leurs bonnes volontés, les Collectivités Locales et Territoriales, même aidées par l’Europe, ne pourront répéter cette opération dans d’autres communes. Imaginons le remplacement ne serait-ce que d’une centaine de Coop non rentable – sur 160 -, l’investissement public se monterait alors à 18 000 K€. De plus, la perte nette en postes salariés est un facteur aggravant pour l’emploi en Alsace. Enfin la régression des conditions de travail serait un recul pour une région et un pays déjà mal en point socialement et ferait porter le poids du déficit sur le seul salarié. Enfin la disparition d’un Groupe Coopératif centenaire et en difficulté conjoncturelle posera cruellement la question d’une saine gestion d’économie politique et d’aménagement des territoires.

Entreprenons l’économie d’une façon moderne et innovante : soyons « révolutionnaires » comme nos anciens l’ont été … en 1920 !

La Région s’engage pour une économie qui place l’humain au cœur de ses priorités et concilie le développement économique et l’utilité sociale et environnementale. L’économie sociale et solidaire (ESS) est devenue une priorité régionale[2].

L’Économie Sociale et Solidaire est une économie qui place l’Homme, et non le profit, au centre de sa démarche. L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace fidèle à l’esprit développé par les Coop depuis l’origine – démocratie, solidarité, excédents au service des projets, développement local, développement durable – veut se mettre au service des outils existant sur la Région Alsace.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace propose et travaille en ce moment sur l’étude et la mise en place d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif est une nouvelle forme d’entreprise coopérative qui produit des biens ou services qui répondent aux besoins collectifs d’un territoire par la meilleure mobilisation possible de ses ressources économiques et sociales en associant autour du même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles, usagers, collectivités publiques, entreprises, clients, fournisseurs, associations, particuliers…  tout type de bénéficiaires et de personnes intéressées à titres divers.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace en appelle au sursaut de nos concitoyens, de nos élus et de nos collectivités locales et territoriales pour qu’en dehors de tous clivages politiques, d’une manière œcuménique, nous sachions tous réfléchir à un avenir commun et l’organiser.

A l’heure où Philippe Richert, Ministre chargé des collectivités territoriales, Président du Conseil Régional d’Alsace nous interroge sur le développement de l’attractivité du territoire alsacien et son ancrage sur l’identité profonde de notre région et sur sa perception, tant par les acteurs régionaux que par ses partenaires extérieurs[3], nous confirmons que la marque d’Alsace existe : Coop Alsace est bien l’une des grandes marques représentant notre région et l’émanation de sa consubstantialité.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace invite les grands élus :

Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir nous recevoir, vu l’urgence de la situation, afin que L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace, fortes de ses soutiens, vous présente son projet innovant. Connaissant fort bien votre attachement aux Coop d’Alsace et aux commerces de proximité, nous  vous remercions évidemment de nous accueillir, et de toute l’aide que vous pourrez nous accorder.

Philippe Spitz – Président & Dominique Bézu – Vice-président

Association régionale de Soutien aux Coop d’Alsace


[1] Renseignements obtenus le 23 janvier 2011 avec la gentillesse de Jean-Charles Ernst, maire d’Hattmatt et Stéphanie Kuhn, gérante du magasin Vival by casino.

[2] http://www.region-alsace.eu/dn_actualites/2011-11-14-economie-sociale-solidaire.html

[3] http://www.region-alsace.eu/dn_actualites/2011-02-10-marque-alsace.html

Philippe Spitz Président  – Dominique Bézu Vice-Président

Jean Louis Christ – Armand Jung – Vice-présidents d’honneur

 

Philippe Spitz Président - Dominique Bézu Vice-Président

Jean Louis Christ – Armand Jung – Vice-présidents d’honneur

 

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Communiqué de presse du 5 janvier 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 5 JANVIER 2012

Philippe Spitz – Président de L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace – communique :

Où va notre Coopé ?

Devant les derniers développements du projet de démantèlement du Groupe Coop, l’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace marque sa ferme opposition aux options proposées par l’actuelle direction du Groupe Coop.

La joint-venture avec le Groupe Casino par la reprise éventuelle des 160 magasins de proximité entraînerait dans les trois ans la fermeture définitive de plus de 70 magasins Coop. Peut-on imaginer que Casino laisse ouverts des magasins dont la rentabilité n’est pas assurée ?

Répétons que le Groupe Casino n’a pas de gérants – salariés mais des mandataires-chefs d’entreprise. Que deviennent les employés des magasins de proximité Coop ? Il s’agit bien là d’un plan social très défavorable aux salariés. Nous comprenons bien qu’il faille préserver l’emploi, mais ici il s’agit de sauvegarder l’emploi de ces salariés précisément.

Que deviendra la plate-forme de Reichstett dont il est évident qu’elle ne servira plus à distribuer les produits Coop et ceux des fournisseurs locaux des magasins de proximité ? Il s’agit là de plus de 250 salariés dont l’avenir est très noir.

La vente des filiales telles qu’Eurocash, la boucherie-charcuterie et les cafétérias contribue à vider le Groupe Coop de sa substance et de son identité.

Où sont les sociétaires ?

Il est intolérable que les sociétaires ne soient pas associés à l’avenir du Groupe Coop. Leur esprit solidaire, d’indépendance, de proximité et d’humanisme a construit le statut coopératif actuel du Groupe Coop. Depuis 1999, date des 1ères difficultés du Groupe, ils n’ont jamais été considérés comme des partenaires. La connaissance très récente de la réalité de l’ampleur des pertes du Groupe Coop en a fait les bernés de leur implication morale.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace appelle tous les sociétaires à rejoindre cette nouvelle association et marquer ainsi leur soutien résolu aux salariés du Groupe et à l’esprit coopératif dont ils sont si fiers.

Où sont les alsaciens ?

Par leur histoire mouvementée, les alsaciennes et les alsaciens ont toujours montré leur attachement aux valeurs humanistes et de solidarité. Ils ont toujours su préserver ce qui fait leur force et leurs particularités. Ils ont « inventé » les banques et les commerces coopératifs, ils ont toujours su innover. Tout en rayonnant de par le monde, ils ont toujours su attirer de grands personnages à les rejoindre.

Son système de distribution – le Groupe Coop – et son réseau bancaire montre l’unicité et le particularisme de notre région. Dans un monde où le capitalisme, face à ses propres dérives, se veut plus solidaire, les alsaciennes et les alsaciens laisseront-ils échapper ce qui a fait leur force et abandonneront-ils leur esprit solidaire à une forme économique sans scrupules et uniquement basée sur le profit à court terme ?

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace soutient qu’en ces temps économiques très troublés et si peu sûrs, la survie de notre coopérative sera confortée par un investissement local renforcé par le rassemblement des alsaciennes et des alsaciens. Cette façon solidaire d’entreprendre l’économie est une façon moderne et innovante.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace appelle au rassemblement des forces vives de la région hors clivage. L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace demande aux collectivités régionales – Région Alsace et Département 67 et 68 – d’organiser des états généraux de la distribution et de porter avec notre association, leurs adhérents et les communes d’Alsace, la réflexion pour le sauvetage du Groupe Coop dans son esprit coopératif

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace demande au Groupe Coop d’envisager une telle perspective et de nous associer à ses réflexions.

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Voeux 2012

voeux 2012

Philippe Spitz – Président, Dominique Bézu – Vice-Président, les Présidents d’honneur Jean-Louis Christ et Armand Jung, ainsi que tous les membres de l’ARSCA – association régionale de soutien aux coop d’alsace – sont heureux de vous présenter leurs meilleurs voeux de bonheur et de santé pour l’année 2012.

l’association régionale de soutien aux coop d’alsace formule le souhait que lors de l’année 2012 l’Alsace saura trouver le chemin de la satisfaction d’avoir sauvé sa Coop.

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Communiqué de presse du 20 décembre 2011

Philippe Spitz – Président de L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace – communique :

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace manifeste sa très forte inquiétude quant à l’accord de négociation exclusive avec le Groupe Casino.

Si L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace est parfaitement consciente des grandes difficultés auxquelles est confronté le Groupe Coop. Elle réitère ses interrogations quant aux solutions proposées :

  • Qu’en est-il de la gestion des salariés ?
  • Qu’en est-il des filières et fournisseurs locaux ?
  • Que devient le centre de distribution de Reichstett ?
  • Que devient le pôle Boucherie-Charcuterie ?
  • Où sont les sociétaires ?
  • Que devient l’esprit coopératif du Groupe Coop ?

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace constate qu’aucune des réponses apportées à ces questions par l’apparition d’une double enseigne Coop-Casino ne semblent cohérentes avec l’esprit solidaire, d’indépendance, de proximité et d’humanisme proposé par le statut coopératif actuel du Groupe Coop.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace se propose de réunir rapidement un comité d’experts du monde économique, social et politique avec pour action immédiate et rapide la mise en place d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace demande au Groupe Coop d’envisager une telle perspective et de s’associer à nos réflexions.

L’Association Régionale de Soutien aux Coop d’Alsace soutient qu’en ces temps économiques très troublés et si peu sûrs, la survie de notre coopérative sera confortée par un investissement local renforcé par le rassemblement des alsaciennes et des alsaciens. Cette façon solidaire d’entreprendre l’économie est une façon moderne et innovante.

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